Abondance et pénurie de d’eau

Les ressources mondiales en eau ne sont pas réparties équitablement. Tandis que certaines régions regorgent de ce précieux liquide, les zones arides ou semi-arides de notre planète, comme l’Afrique du Nord ou le Moyen Orient, souffrent de graves pénuries. Seuls neuf pays possèdent 60 % de l’ensemble de l’eau douce du globe sous la forme de lacs, rivières, eau souterraine et précipitations. Le Brésil qui détient plus d’eau douce que n’importe quel autre pays, affiche des ressources annuelles en eau douce de plus de 8 200 Km3. A la deuxième place, la fédération de Russie, avec environ la moitié de ce chiffre.

AVEC UNE POPULATION DE 57000 HABITANTS, LE GROËNLAND POSSÈDE UN INDICE DE RESSOURCE D’EAU RENOUVELABLE PAR PERSONNE PLUS ÉLEVÉ QUE DANS N’IMPORTE QUELLE AUTRE RÉGION DU MONDE. LE KOWEIT, PAYS QUASI DÉSERTIQUE, POSSÈDE L’INDICE LE PLUS BAS.

Certes, les ressources varient énormément d’un pays à l’autre, mais ce qui compte vraiment reste la quantité d’eau disponible par habitant. Dans une majeure partie du monde, les gens possèdent des ressources suffisantes : au Congo, en Guyane, au Groënland, en Islande et au Surinam, chaque habitant a plus de 100000 m3 d’eau à sa disposition. A l’opposé, les habitants du royaume Bahreïn, de Jordanie, du Koweït ou de Singapour n’ont que 200 m3. Mais au-delà des inégalités naturelles et des différences de population, ce sont l’infrastructure du pays, sa politique de gestion de l’eau et les contrôles sanitaires qui déterminent vraiment les conditions d’accès à l’eau.

Déjà, environ un quart de la population mondiale n’a pas d’accès sécurisé à l’eau. La surpopulation et l’urbanisation galopante, alliées au problème récurrent de la pollution et du dérèglement climatique mettent de plus en plus ces réserves limitées à rude épreuve. Les Nations unies ont rappelé que pour beaucoup de scientifiques, une pénurie mondiale en eau, reste avec le réchauffement climatique, un des deux problèmes les plus graves du nouveau millénaire et que, si rien ne change, deux personnes sur trois ne pourront prétendre à un accès suffisant d’ici 2025.

SÈCHERESSSE. L’Australie est le continent peuplé le plus sec du monde : 70 % de son territoire est désertique ou semi-désertique. Le débit annuel du fleuve Murray n’est plus que d’un cinquième par rapport à ce qu’il était en 1901, et la fréquence de l’assèchement à l’embouchure est passée d’une année sur 20 à une année sur 2.

HUMIDITÉ. Les Australiens sont parmi les plus gros consommateurs d’eau par personne au monde, avec une moyenne de 100 000 litres d’eau duce par an. En prenant en compte l’usage agricole et industriel, cette consommation monte à 24 trillions de litres : assez pour remplir le port de Sydney 48 fois.

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