La potabilité de l’eau

Moins de 1 % des ressources en eau de la Terre sont potables. Mais avant d’atteindre nos robinets ou notre douche, l’eau subit un long processus de traitement. D’abord, on extrait l’eau de zones diverses. Environ la moitié de l’eau potable et de 40 % de l’eau utilisée dans l’industrie sont pompés des réserves souterraines, ou aquifères. Les lacs et rivières ainsi que les bassins artificiels alimentés par les cours d’eau et l’eau de pluie contribuent également à l’approvisionnement. Enfin, un nouvel appareil, le générateur atmosphérique d’eau potable, utilise un procédé refroidissant pour condenser et extraire la vapeur de l’air.

Après extraction, l’eau doit subir un traitement. D’ordinaire, il a lieu près de la zone de distribution afin de réduire les coûts de transport et minimiser les risques de contamination. Si les méthodes varient, l’eau passe généralement par un tamisage, un bassin de sédimentation, puis une filtration avant d’être désinfectée pour devenir potable. Le tamisage élimine les débris les plus gros comme les feuilles, la sédimentation laisse l’eau s’écouler lentement dans plusieurs bassins pour que les particules en suspension coulent au fond. La filtration, souvent à travers du sable et une couche de charbon ou d’anthracite, ôte la plupart des particules restantes et composés organiques. Cependant, de nouvelles méthodes d’ultra filtration utilisent des membranes aux pores microscopiques pour retenir les micro-organismes. Enfin, l’eau passe par la désinfection. La méthode la plus répandue reste la chloration, mais on peut également utiliser un rayonnement ultraviolet.

L’étape suivante consiste à stocker provisoirement l’eau traitée dans des réservoirs souterrains ou en surface, en béton ou en acier, ou bien dans des réservoirs surélevés ou des châteaux d’eau, d’où elle est alors distribuée. La pression nécessaire à sa distribution est obtenue à l’aide de pompes ou par la gravité (dans le cas de châteaux d’eau), bien que certains systèmes plus petits utilisent la pression atmosphérique. Les systèmes de distribution qui fournissent l’eau potable aux foyers individuels représentent un investissement de capitaux majeur. Dotés de vastes réseaux, ils forment une part importante de l’infrastructure des villes et des pays. Aux Etats-Unis et au Canada, par exemple, plus de 1,5 million de kilomètres de conduits transportent l’eau depuis et vers les centres de traitement. C’est assez pour faire 40 fois le tour de la terre.

LE MARCHÉ MONDIAL DE L’EAU EN BOUTEILLE A UN VOLUME ANNUEL ESTIMÉ A 135 MILLIARDS DE LITRES ET IL AUGMENTE DE 12 % CHAQUE ANNÉE.

PRÈS DE LA MOITIÉ DE LA CONSOMMATION MONDIALE D’EAU EN BOUTEILLE A LIEU EN EUROPE OCCIDENTALE, OU LA POPULATON A DÉJA UN ACCÉS FACILITÉ A L’EAU POTABLE.

SEULS 40 % DE L’EAU EN BOUTEILLE SONT DE L’EAU DE SOURCE OU MINÉRALE, LE RESTE ETANT « PURIFIÉ ». OR, LE PRIX DE L’EAU EN BOUTEILLE EST PARFOIS 10000 FOIS PLUS ÉLEVÉ QUE CELUI DE L’EAU DU ROBINET, SI L’ON PREND EN COMPTE L’ÉNERGIE NÉCESSAIRE A L’EMBOUTEILLEMENT, AU TRANSPORT ET AU RECYCLAGE POTENTIEL DES CONTENANTS.

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