Quelle eau “vivante” sur la table ?

Nous pouvons choisir de remplacer l’eau du robinet par des eaux en bouteille ou choisir un système de filtration. Il s’agira toujours dans les deux cas d’un compromis pour reproduire au mieux les effets de la nature et retrouver une eau vivante.

Eau en bouteille, eau de source, eau minérale : comment se repérer ?

Pour se repérer dans l’univers pas toujours translucide de l’eau en bouteille, il faut avant tout distinguer l’eau de source et l’eau minérale. A la différence de l’eau potable, aucune eau en bouteille ne subit de traitement chimique. Ces eaux ont des étiquettes qui indiquent leur exacte composition.

L’eau de source : issue d’une source unique ou multiple naturellemEnt peu minéralisée, cette eau présente les mêmes critères de potabilité que l’eau du robinet, sa minéralité n’est pas stable. Il a été prouvé que certaines eaux peuvent être contaminées : en 2013, le magazine 60 millions de consommateurs l’avait dévoilé (N° 481, avril 2013).

L’eau minérale provient d’une source unique. Avec s composition minérale spécifique en oligo-éléments et minéraux, stable, elle a une visée thérapeutique propre. Toute eau commercialisée en bouteille fait l’objet d’un agrément de l’académie de médecine pour sa mise sur le marché.

Ces eaux étaient initialement vendues en pharmacie et en bouteille de verre, les cures permettant de boire les eaux au griffon, donc dans leur pleine capacité vitale.

L’homme est hétérotrophe, c’est à dire incapable d’assimiler correctement les minéraux des eaux. C’est pourquoi la plupart des naturopathes conseillent de boire quotidiennement des eaux peu minéralisées de type Mont Rouscous (pH 5,85), Rosée de la reine (pH 5,8), Montcalm (pH 6,8), Lauretana (pH 5,70), une eau Italienne. Les eaux de montagne des grandes surfaces peuvent s’avérer aussi très intéressantes (pH entre 6,3 et 7,3) ainsi que les eaux médicamenteuses pour les cures… mais idéalement à la source !

Jeanne Rousseau* disait en parlant de l’eau : ” L’important n’est pas ce qu’elle apporte, mais ce qu’elle emporte” et confirme qu’une eau trop chargée, bue quotidiennement, ne jouera plus son rôle de nettoyage indispensable.

*Jeanne Rousseau (1915-2012) : Docteur en pharmacie, colllaboratrice de Louis Claude

9 milliards de bouteilles par an, rien qu’en France !

Le constat écologique du business de l’eau en bouteille est désastreux pour l’environnement. La plupart des 9 milliards de bouteilles que nous produisons en France chaque année sont en polyethylène téréphthalate (PET), un plastique issu du pétrole lourd, dont seulement la moitié est recyclée. 1500 bouteilles par seconde sont ainsi jetées aujourd’hui.

L’homme dans sa frénésie de consommation, est à l’origine du 7ème continent : cet océan de plastique de la taille d’un tiers des Etats-Unis qui évolue dans le Nord de l’Océan Pacifique.

L’eau en bouteille coûte 100 à 300  fois plus cher que l’eau du robinet, son prix c’est 20% pour le liquide et 80% pour le transport qui de surcroît pollue.

Des études publiées en 2013 par 60 millions de consommateurs révélaient déjà la présence de polluants dans 10 échantillons d’eau en bouteille sur 47 testées (N° 481, Avril 2013). Un constat assez effrayant qui se conclue par une évidence : aucune eau en bouteille n’est vivante, les conditions d’embouteillage et de stockage dans de mauvaises conditions altèrent systématiquement leurs qualités et il faudra au minimum les revitaliser dans des carafes dynamisantes non filtrantes avant de les boire.

Source : Sophie France, Praticienne de santé, Naturopathe