Un besoin vital de l’organisme

Nos 100 000 milliards de cellules ont un besoin impérieux d’eau, continuellement.

Le centre de la soif régulé par l’hypothalamus, nous avertit quand nous avons soif. C’est le même mécanisme d’alerte que la faim, mais ce n’est pas un processus de régulation. En réalité, quand arrive le signal avec la sensation de bouche sèche, nous sommes déjà déshydratés, et quand on a faim, il faut déjà boire.

Pour maintenir une bonne hydratation, il faut boire régulièrement et systématiquement même sans soif, ainsi nous rééduquons le centre de la soif qui, avec l’âge fonctionne de moins en moins bien;

Le Dr Fereydoon Batmanghelidj*, médecin Iranien, a mis clairement en évidence le rôle indispensable de l’hydratation dans un grand nombre de pathologies. Il nous rappelle que lorsque l’être humain s’est séparé des espèces qui vivaient dans l’eau, il a gardé sa dépendance à l’égard des propriétés vitales de l’eau et a développé un mécanisme de préservation de l’eau, tel un processus d’adaptation à la déshydratation transitoire. Nous sommes toujours régis par ce système qui nous a permis d’évoluer. C’est donc un processus précis de distribution d’eau qui approvisionne tous les organes du corps avec priorité pour la fonction cérébrale : quand nous ne buvons pas assez nous ralentissons notre métabolisme dans son ensemble et nous nous auto-intoxiquons.

Quand nous buvons, l’eau met deux heures à nous hydrater, et il est courant de ne pas boire suffisamment sans le savoir. Nous sommes donc de potentiels déshydratés chroniques.

Le premier aliment de notre corps

L’eau doit arriver pure comme une eau de montagne pour jouer son rôle optimal. Une eau de montagne n’est pas pure, mais propre. Une eau pure serait problématique sur le long terme car trop vide. Indispensable au métabolisme, l’eau aide le corps dans son processus de réparation, nourrit les cellules, fluidifie le sang et facilite le transport des nutriments, modère le stress et intervient dans la thermorégulation.

Pour effectuer tout ce travail quotidien, nous devons beaucoup boire (1,5 litres à 2 litres par jour), mais une eau légère, 50 mg en BEV (500 mg selon les médecins); et selon les critères de la bio-électronique de Vincent avec un pH* légèrement inférieur à 7 ou très légèrement supérieur; un rH2* situé entre 18 et 29 et enfin une grande résistivité rhô*, et ce afin de ne pas surcharger notre organisme.

Présent dans toutes les cures des naturopathes (revitalisation, désintoxication, stabilisation) cet élément d’une densité nutritionnelle exceptionnelle qu’est l’eau doit faire l’objet de toute notre attention et rester l’un des principes de notre hygiène de vie.

*pH (potentiel hydrogène). Il indique l’acidité :

> 7 elle est basique.

< 7 elle est acide.

Plus son pH diminue, plus elle est acide.

*rH2 (potentiel d’oxydoréduction). Il indique le taux d’oxygénation ou la quantité d’électrons libre dans une solution :

< 28 il capte les électrons libres responsables du vieillissement.

> 28 il devient oxydant, et ce terrain oxydé est responsable de maladies et du cancer.

RO* : la résistivité mesure le taux de minéralité. Plus sa valeur est élevée moins elle est élevée en minéraux.

Le docteur Fereydoon Batmanghelidj (1931-2004), prisonnier en 1979 en Iran, a décidé de ne plus s’alimenter. Il a alors constaté que l’eau supprimait non seulement la faim mais aussi les douleurs. Il traita plus de 3000 prisonniers en prison et fit des recherches sur les actions curatives de l’eau. Installé aux Etats-Unis, il publia ses recherches sur la déshydratation chronique.

Les faux amis de l’hydratation

Croire que le thé, le café, les infusions, l’alcool, les sodas peuvent remplacer une eau pure et naturelle est une grande erreur. Au contraire, ces boissons nous déshydratent. Quant à la minéralisation du corps, elle doit se faire par les aliments et non par l’eau, sauf indication thérapeutique précise et en complément de l’apport nutritionnel.

Source : Sophie France, praticienne de santé, naturopathe